La présence ARAWAKS

 

Dans le Parc archéologique de Trois-Rivières, d'étranges témoignages laissés sur la pierre par les Arawaks occupants de l'île avant l'arrivée des Caraïbes.

La Guadeloupe est l'île des Antilles qui présente la plus forte concentration en pétroglyphes. On date ceux de Trois-Rivières, d'après un tesson de poterie trouvé près d'une roche, de 300 ou 400 ap. J.C. Mais en réalité il n'existe aucune moyen direct pour dater une oeuvre gravée.

Souvent appelés "roche caraïbe", les pétroglyphes des Petites Antilles ont peut-être été tracées près d'un millénaire avant leur arrivée.

Quelques caractéristiques

On note, pour l'ensemble des dessins, un aspect anthropomorphe rudimentaire, des figures schématiques, rondes, avec trois cavités tenant lieu d'yeux et de bouche; les oreilles apparaissent sous la forme de demi-cercles et parfois un collier descend sur la poitrine. Certaines figures sont en pied, d'autres en buste. On leur attribue une signification religieuse.

Les roches sont gravées en creux. Les traits d'une profondeur de quelques millimètres sont obtenus par piquetage ou frottage de la surface de la pierre à l'aide de d'un percuteur avec souvent une finition par polissage.

Roche et son relevé

Parfois le volume naturel des roches a été utilisé

Capesterre-Belle-Eau. Roche de la Rivière Bananier

Cas unique dans les Petites Antilles, des possibles traces de peinture à coté des gravures

Gravure et peinture de la Grotte du Morne Rita à Marie-Galante

 

Le parc archéologique de Trois-Rivières

Le parc, inauguré en 1970 par la société d'Histoire de la Guadeloupe, a été ouvert au public le 28 juin 1975. Le site a été aménagé sous la direction de l'Office national des Forêts.

Les Roches Gravées sont décrites pour la première fois au début du XIXe siècle par Félix Isidore Longin, dans son ouvrage posthume, Voyage à La Guadeloupe. Plusieurs personnes s'y intéressent par la suite, dont les deux gouverneurs de la Guadeloupe, Emile MERWART (1913-1917) et Louis Joseph BOUGE (1934-1936). Le premier fait acheter par le gouvernement français les parcelles de terrains où se trouvent les principales roches afin, d'assurer leur sauvegarde. Le second les fait répertorier, dessiner et photographier, laissant une étude manuscrite actuellement conservée au Musée des Beaux-Arts de Chartres (légataire du fonds Bouge).

Le parc est classé Monument Historique depuis le 26 février 1974.

Téléphone : 0590 92 91 88